Être et faire pour autrui

Philippe Madec semble avoir écrit pour nous les valeurs qui nous animent :

Être et faire pour autrui – De l’éthique et de l’architecture

Par Philippe Madec

L’architecture repose sur deux piliers principaux, profonds et ardents. ce sont
l’éthique et la matérialité.
L’éthique est engagée dans l’architecture, elle y est mise à l’oeuvre ; elle y est
mise à l’épreuve du temps et de l’espace. Architecture et éthique sont
indissociables. Voilà pourquoi la dimension éthique propre à l’architecture se
discerne mal. Elle n’est pas extérieure mais amalgamée, c’est un liant, ce ‘est pas
une greffe opérée à une quelconque activité technique ou formelle. Ce n’est pas
une dimension morale appliquée à l’architecture, comme disent les intellectuels
contemporains de la nécessité d’appliquer une éthique à la politique ou au gavage
de l’oie dans le Languedoc. Pour qu’une éthique soit appliquée de l’extérieur à une
action humaine, comme les faisceaux de la loi ou les diktats de la morale, il faut
qu’elle soit étrangère à cette action. Ce n’est pas le cas en architecture.
L’éthique de l’architecture est la tenue même de l’architecture, c’est sa
verticalité.
Cette secrète amitié de l’architecture et de l’éthique nous mène, pour au
moins deux raisons, au problème contemporain majeur posé à la théorie
architecturale : quel sens pour le mot « architecture » ?

[…]

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